Des hauts et des bas.
Voilà comment je décrirais ces derniers jours.
Je pense que j’arrive à la fin de la période je-suis-enceinte-et-rayonnante-de-bonheur-absolu. Pas que ça va mal, au contraire, mais je me sens plus fatiguée, j’ai tout plein de petits maux qui apparaissent, j’ai des sautes d’humeur, de l’angoisse, des jours je me trouve affreuse avec mes boutons et mon 2e menton qui apparaît tranquillement…
C’est peut-être aussi seulement l’effet-vacances qui s’estompe peu à peu. Et la température au lever ces derniers jours n’aide en rien! Ce matin il faisait 4 degrés!! 4!! Un 21 août! C’est fou! On dirait qu’il n’y a eu que 2 semaines d’été, heureusement celles de mes vacances.
Et il y a aussi la réalité de la petite qui arrive qui m’a frappée dernièrement. La préparation, toutes les choses dont on a besoin, les choses à terminer dans la maison, l’argent que tout cela va coûter (mais où est-ce qu’on va la trouver cet argent là!) et aussi l’accouchement!
Pour ceux et celles qui me connaissent où qui me lisaient sous mon ancien pseudonyme savent que j’ai, depuis longtemps, une peur extrême de l’accouchement. Depuis que je suis enceinte ça c’est beaucoup estompé, j’ai même considéré un accouchement naturel avec une sage-femme (mais, pas de sage-femme donc…). Mais dernièrement, avec les 3 accouchements difficiles qu’il y a eu autour de moi, particulièrement celui de ma belle-soeur dont j’ai eu tous les détails dimanche (grosse erreur de l’infirmière, anasthésie qui ne fonctionne qu’à moitié, bébé qui se présente mal, etc.), j’angoisse. Même pas mal par bouts. Je comprends qu’on oublie vite, comme le dit ma belle-soeur, même quand, sur le coup, on se jure que ce sera le dernier.
Mais j’angoisse pareil.
C’est normal j’imagine (c’est ça, raisonne-toi…), c’est l’inconnu, ça peut très bien se passer, comme ça peut très mal se passer.
Je suis aussi inquiète à l’idée de ne pas avoir aucun contrôle sur la situation, de me faire barouetter par les infirmières et le médecin. Me faire dire, “ben non madame, c’est normal, un premier bébé ça peut être long” et que ça finisse en césarienne parce qu’en fait c’est pas parce que c’est mon premier, c’est qu’il est mal placé, quand je le sais depuis 4 heures qu’il y a quelque chose qui marche pas. Ou encore de me faire faire une césarienne quand c’est pas nécessaire ou qu’il y avait une autre alternative que je ne connaissais pas. De me faire plugger des solutés un peu partout pour je ne sais quelle raison et toutes les autres choses qui peuvent arriver.
Je n’ai aussi pas tellement envie de chier devant 5 personnes pendant que j’essaie d’accoucher, de me faire tripoter les seins pour mon premier allaitement, de me faire nettoyer les parties par une personne que je ne connais pas, qu’un inconnu tente de placer le bébé dans la bonne position avec les deux mains bien entrées dans mon vagin.
Tout ça sous les yeux de mon chum qui me supportera et sans qui je n’y arriverais pas. En même temps une petite voix méchante à l’intérieur de moi me dit qu’il est possible qu’après qu’il ait vu tout ça il risque de ne plus jamais me désirer…
C’est con, je sais, tout ça n’aura pas d’importance sur le moment, tout ce qui comptera sera de mettre ma petite fille au monde et dès que je l’aurai dans mes bras plus rien d’autre n’aura d’importance. N’empêche.
Je suis donc heureuse la majorité du temps, je pense à ma petite et j’en ai les larmes aux yeux, on me dit que j’ai une belle bedaine et j’adore ça, je travaille, je fais mon quotidien. Mais, il y a des petits moments où j’angoisse, où mes réflexions sont un peu négatives.
J’essaie de me raisonner et de positiver mais c’est pas toujours évident!