Désolée de la longueur du texte… impatients s’absetnir!
Ouf… Je viens de passer quelques jours riches en émotions et en toutes sortes d’autres affaires!!
D’abord un petit samedi tranquille, ménage, lavage, pour terminer avec une folle envie de sortir avec Chéri alors hop à Québec, resto-rapide bien gras et cinéma Imax! Bon, j’étais un peu fatiguée au retour mais bien contente!
Dimanche matin, hop à Trois-Rivières pour passer l’après-midi au salon funéraire (en arrêtant diner dans un resto bien sur).
Ça a été plus difficile que la sortie de samedi. Curieusement, c’est la première fois que j’arrive à m’approcher d’un corps sans me sentir mal. Je ne suis pas boulversée par la mort de ma grand-mère (voir ce billet pour plus de détails), mais plus par l’épreuve d’affronter toute la famille. Bref, je passe les détails mais ça c’est relativement bien passé, accompagné de pas mal d’hypocrisie et quelques froids.
Ensuite, nous avons soupé en compagnie de mes parents et de mon autre grand-maman, pizza-frites bien grasses et retour à la maison.
Si vous me suivez, vous remarquerez que ce que j’ai mangé au cours de la fin de semaine n’était pas ce qu’il y a de plus santé. Moi qui suis plutôt habituée au contraire. Résultat? J’ai commencé à me sentir mal dans la voiture au retour, maux de ventre, de dos, tiraillements… Et comme tout est comprimé à cause de la bedaine, le mal est plus difficile à identifier.
Une fois à la maison mon état s’empire, je tente de me coucher et de me détendre. Je sais que je ne suis pas sur le point d’accoucher car le mal est constant et très haut dans le corps, ce n’est donc pas des contractions.
Un appel à info santé nous informe qu’il n’y a aucun médecin de garde près de nous alors nous décidons de ne pas prendre de chances et hop à Lévis, avec la valise au cas-où.
Examens multiples (une dizaine de fioles de sang!!), monitoring de la petite, etc. On nous dit que je fais probablement une grosse indigestion en effet, on décide de me garder pour la nuit au cas où et re-vérifier au matin. J’ai enfin “sué” mon mal dans la nuit et je me sentais mieux au matin, quoique très fatiguée.
Re-tests.
On attend, on attend… La médecin vient me voir et me dit que j’ai quelques signes d’un début de pré-éclampsie, soit un taux d’enzymes et de plaquettes allant en se dégradant depuis mon arrivée. Elle dit qu’elle ne veut pas prendre de risques et me déclencher aujourd’hui même. QUOI?
Je pose des questions et dans mon esprit ça me dit: je ne fais pas de haute pression et le médecin cette nuit m’a dit que je ne faisait pas de pré-éclampsie, est-ce vraiment nécessaire? Bref, j’ai un sérieux doute, la médecin me dit que je ne suis pas en danger, la petite non plus, pour le moment, et finit par me dire qu’on peux me garder en observation encore une journée et réaviser. Ce que nous décidons de faire.
Re-tests dans la journée, la médecin revient vers 16h pour annoncer que tout est rentré dans l’ordre et que je peux rentrer chez-moi.
Par contre, un contrôle, pour être certain, mercredi matin sans fautes.
Ouf! Plus de peur que de mal en fin de compte.
Par contre, je ne peux m’empècher de penser que la médecin ne m’a pas offert de choix d’emblée. Si je n’avais pas été informée et conscientisée sur les interventions médicales en obstétrique je m’en serais remise complètement au médecin et j’aurais accouché hier.
J’aurais été déclenchée sans raison, à un moment où ni mon corps ni ma fille sont nécessairement prèts, sous prétexte que j’ai plus de 37 semaines, que c’est “sans danger” et que je suis déjà à l’hôpital.
Franchement, je suis fière de nous, qu’on ait choisi d’attendre. À mon avis, l’une des meilleures décisions qu’on a prises!
Au moins on aura eu une excellente pratique! On est prèts à ce que ça arrive pour vrai! 