Small mama

Une nouvelle petite maman pas toujours certaine qu’elle est à la hauteur, mais qui fait de son mieux!

Récit de la naissance d’Élodie - 1ère partie 23 décembre 2007

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Avis à ceux et celles qui n’aiment pas les longs textes, ceci n’est pas pour vous!

Je vais vous raconter la venue dans ce monde de la petite Élodie, ses premiers jours et mes premiers jours en tant que maman. Je vous ferais ça en une trilogie pleine d’action et de rebondissements! Vous me pardonnez la multitude de détails mais je l’écrit aussi pour moi, pour me souvenir toujours de ces moments.

Premier temps : l’accouchement

Tel que prévu, nous nous sommes présentés à l’Hôtel-Dieu de Lévis mercredi le 12 décembre au matin. Nous sommes arrivés vers 9h00. Évidemment, il faut commencer par procéder à une série d’examens, bilan complet, monitoring, etc. Après nos nombreuses visites ces dernières semaines nos connaissons la routine!
J’avoue que le trajet pour se rendre à l’hôpital m’a paru trop long et trop court à la fois. Je n’avais toujours pas la certitude que je me ferais déclencher. Par contre, une fois à l’hôpital j’ai décidé que oui, que c’en était assez.
Bref, puisque j’étais devenue une « patiente » hé bien j’ai patienté. Il semble qu’il y avait plusieurs femmes en travail ce matin là. J’ai enfin vu le médecin vers 11h30.
Elle m’a proposé 4 choix : A- Comme je suis effacée à 75% et dilatée à 3 cm, mon col est favorable au gel, qui déclenche habituellement tout doucement, c’est le déclenchement qui ressemble le plus à la nature. Il est aussi possible que rien ne se passe et qu’au bout de 6 heures il faille tenter autre chose. B- Rupture des membranes. Dans se cas il set possible que tout se déclenche très vite mais aussi que rien de ne passe. Toutefois, à partir de la rupture, on a un délai de 24 heures pour que le bébé sorte, d’une manière ou d’une autre. C- Injection d’hormones, déclenchement assuré mais possiblement très raide. Enfin D- Attendre encore une semaine. Nous avons donc opté pour A, le gel.
Le gel a donc été introduit à midi et les effets ont étés immédiats. J’ai commencé à avoir de petites contractions, plus que tolérables, à environ 6 minutes d’intervalles. Graduellement, les contractions se sont rapprochées et intensifiées. C’est plus ou moins l’idée que je me faisait des débuts naturels du travail. Vers 17h, j’ai téléphoné à notre accompagnante car c’était rendu au moment où, si j’étais chez moi, je penserais à me rendre à l’hôpital.
Tout se déroule à merveille, à ceci prés que j’ai un effet secondaire du déclenchement. Au lieu d’avoir une contraction d’une minute suivi d’une pause de deux ou trois, j’ai des contractions une à la suite de l’autre quelques fois pendant 6 minutes et que 30 secondes de pause…
Le soir arrive et je suis dilatée à 5 cm. Le travail avance lentement mais surement. Les contractions sont de plus en plus intenses mais avec mon accompagnante et Chéri j’arrive à les prendre. On décide d’essayer de se reposer puisqu’on ‘enligne vers une nuit blanche.
Évidemment, je ne dors pas mais je tente de relaxer le plus possible. Vers minuit, la puce décide qu’elle se place sur mon flan gauche d’un seul coup, m’envoyant son pied bien dans les côtes et me donnant un spasme musculaire digne d’une contraction. J’ai le souffle bloqué, je n’arrive plus à bouger et j’ai des contractions par dessus. Branle-bas de combat, appelle le médecin, qui arrive et soupçonne un possible décollement placentaire et recommande fortement de crever les eaux maintenant, il faut voir la couleur du liquide. On commence par un monitoring, qui la rassure et lorsqu’elle voit que j’ai le placenta antérieur elle se calme. Toutefois, le travail n’avançant toujours pas, je demande tout de même à faire crever mes eaux, car je dépense beaucoup d’énergie pour rien.
Première tentative vers 1h du matin infructueuse, le bébé est haut et à chaque fois que le maudit crochet touche le fond j’ai des contractions.
Deuxième tentative vers 3h du matin, les eaux sont enfin crevés! Et bon dieu que c’est le déluge total!! Ça déborde même!
Le travail s’intensifie considérablement à partir de ce moment, toujours avec mes contractions bizarres. C’est de plus en plus difficile à prendre mais je me débrouille bien, je suis plutôt fière de moi.
À un certain moment, je décide d’aller au bain tourbillon puisque ça m’avait fait du bien plus tôt. Erreur! Ayant pris l’habitude de gérer mes contractions assise où debout, me voilà sur le dos. Elles en profitent pour grimper d’intensité encore, que j’ai du mal à gérer, beaucoup de mal. Je reviens donc à la chambre et je songe à l’épidurale. Il est environ 6h du matin, je suis fatiguée. On m’encourage en me disant que je suis certainement dans les derniers miles du travail. J’attend donc l’examen du médecin pour me confirmer. Peut-être y arriverais-je après tout?
Verdict : bébé toujours haut, 5 cm de dilatation, le travail a stagné toute la nuit. Merde. Je ne peux endurer un autre 12 heures de travail à cette intensité, je suis épuisée complètement et je n’arrive plus à me calmer. Donc mon choix, piquez-moi quelqu’un!
L’anesthésiste arrive vers 7h30
J’ai peur de la piqure, j’ai peur de l’anesthésie, je déteste l’idée d’avoir un soluté et que ni mon chum ni mn accompagnante ne peuvent rester avec moi pendant qu’on me fait tout ça.
Mais je passe au travers et j’avoue que ça fait du bien de ne plus avoir mal. Mais je suis fatiguée et le stress me fait faire attaque de panique par dessus attaque de panique, j’ai l’impression d’avoir le visage gelé, d’avoir du mal à respirer… Je finit par me calmer en changeant de position. Je sens tout de même les contractions venir, ce que j’apprécie.
Environ 1 heure plus tard, mes contractions changent de sensations et s’accompagnent d’une vague envie de pousser. Examen : dilatée à 9 cm, plus qu’une toute petite bande de col! Yahou!
La poussée proprement dite débute quelques minutes plus tard. Comble de l’ironie, après des heures de contractions sans arrêt, elles deviennent très espacées. Ce qui rend la poussée plus longue. Près de 3 heures avant de sentir la tête, et une bonne heure pour la sortie, avec l’aide du médecin.
J’ai frappée un mur à un certain moment, j’ai du garder les yeux fermés pour la dernière heure et demi. Si j’ouvrais les yeux je me sentait dans un autre monde et je pense que j’aurais perdu connaissance. J’étais si épuisée!
Mais j’ai trouvé l’énergie pour terminer, pour faire sortir ma petite puce tout doucement. Pratiquement sans déchirures.

Je n’ai pas pu regarder sa sortie car, comme je l’ai dit plus tôt, j’avais besoin de garder les yeux fermés. Mais je l’ai vue dès qu’on a commencé à me l’approcher.
On l’a mise sur moi, nous nous sommes regardés, vraiment regardés car elle avait les yeux tellement grands! Si petite avec des yeux si grands, plein de curiosité! Et ce fut évidemment le coup de foudre. J’ai pleuré, papa a pleuré, l’accompagnante a pleuré.
Papa a coupé le cordon et tandisqu’on me nettoyais et on me recousait (4 points internes seulement) je faisait connaissance avec cette nouvelle petite vie, Élodie, mon Élodie.

Enfin, le moment magique s’est terminé quelques minutes plus tard car le médecin a entrepris de me décoller le placenta qui, semble-t-il était bien accroché. Disons que malgré toutes les contractions, piqures et le reste, le décollement du placenta a certainement été le moment le plus désagréable. Il a fallu un bon 20 minutes de grattage et de fouillage pour décoller le tout. J’imagine que sans épidurale ça doit être pénible! J’avais littéralement l’impression que le médecin avait les deux bras enfoncés en moi jusqu’aux coudes!
Mais bon, elle a fini par finir et on m’a redonné ma petite fille. Papa a été prendre un peu d’air et faire des téléphones, il avait besoin d’évacuer un trop plein d’émotions! Je le cite lors d’un appel à mes parents : « Est belle en crisse! »!
Et belle elle l’est! Toute petite, pleine de cheveux bruns, de grands yeux bleus ardoises, des cils tout fins.

Et voilà, Élodie a fait son entrée dans le monde!

Deuxième temps : le séjour hospitalier, vous sera présenté dans les prochains jours.

 

4 Responses to “Récit de la naissance d’Élodie - 1ère partie”

  1. Véro Says:

    Moi qui aime lire des récits d’accouchement, je me suis délectée par cette magnifique histoire!

    Je suis contente que ça se soit bien déroulé. Tu as eu un long accouchement, comme tu as dû être épuisée… À quelle heure la petite Élodie est-elle venue au monde?

    Tu verras comme il sera agréable de relire ton récit dans le futur. Il y a des détails qui finissent par s’estomper dans notre mémoire, c’est formidable de les mettre en mots pour que ces beaux moments restent dans nos souvenirs pour toujours!

    Hâte de lire la suite!

  2. Annie Says:

    Je te comprends d’avoir été épuisé, ça l’a été quand même assez long!!!

    C’est une très bonne idée de l’écrire en détail, je te conseil même de l’imprimer si tu peux et de garder ce texte très précieusement.

    J’ai hâte de connaître la suite!!

  3. julibe Says:

    C’est toujours tellement émouvant de lire le récit d’un accouchement, merci de partager ça avec nous.

  4. Anne Says:

    Ah mon dieu ça ressemble beaucoup à mon accouchement! Et le même jour haha! Je publie mon accouchement dans quelques minutes.

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